Face à l’Iran, les hommes de Hossam Hassan jouaient aussi une place de leader dans le groupe G. Mais dans une rencontre accrochée, tendue et longtemps indécise, les deux équipes se sont neutralisées. L’Égypte termine finalement deuxième de sa poule avec cinq points, derrière la Belgique, et affrontera l’Australie en seizièmes de finale.
Saber lance parfaitement les Pharaons
L’Égypte a pourtant démarré de manière idéale. Dès la 5e minute, Mahmoud Saber a profité d’une erreur du gardien iranien pour ouvrir le score et placer les Pharaons dans une position très favorable. Ce but précoce a immédiatement donné du relief à une rencontre où chaque détail pouvait peser lourd.
L’Iran n’a toutefois pas accusé le coup. À la 14e minute, Ramin Rezaeian a ramené les siens à hauteur, après un penalty d’abord repoussé par Mostafa Shobeir. Le gardien égyptien a sorti une première intervention importante, mais Rezaeian a suivi pour conclure avec puissance et remettre les deux équipes à égalité.
Une deuxième période verrouillée
Après cette entame très animée, la rencontre a progressivement perdu en fluidité. L’Égypte a cherché à conserver son équilibre, tandis que l’Iran a tenté de forcer la décision pour assurer sa qualification sans dépendre des autres résultats. Les deux blocs sont restés bien en place, limitant les espaces et les occasions nettes.
La seconde période a surtout été marquée par beaucoup d’engagement et de tension. Les Pharaons ont accepté de gérer le tempo, conscients que le nul suffisait à sécuriser leur place au tour suivant. En face, l’Iran a poussé, mais s’est heurté à une défense égyptienne appliquée et à un Mostafa Shobeir encore décisif.
L’Iran tout près du hold-up
La fin de match a pourtant failli tout faire basculer. L’Iran a touché la barre transversale, puis a cru inscrire un but décisif dans le temps additionnel par Shoja Khalilzadeh. Mais après intervention de la VAR, la réalisation a été refusée pour une position de hors-jeu.
Ce scénario a laissé les Iraniens dans l’attente, avec trois points au compteur après trois matchs nuls. Leur qualification dépend désormais du classement des meilleurs troisièmes. Pour l’Égypte, en revanche, le coup de sifflet final a libéré tout un groupe et tout un pays.
Une première historique pour l’Égypte
Après le nul inaugural contre la Belgique et la victoire 3-1 face à la Nouvelle-Zélande, l’Égypte avait son destin en main. En évitant la défaite contre l’Iran, les Pharaons ont confirmé leur régularité dans cette poule G et validé une qualification jamais obtenue jusque-là dans leur histoire mondiale.
Cette performance a une portée immense. L’Égypte avait déjà disputé plusieurs Coupes du monde, mais n’avait jamais réussi à franchir le premier tour. En 2026, emmenée par Mohamed Salah et portée par une génération plus complète, la sélection nord-africaine écrit enfin une page dorée de son football.
L’Australie en ligne de mire
La suite s’annonce désormais excitante. L’Égypte affrontera l’Australie en seizièmes de finale, le 3 juillet. Un rendez-vous majeur pour les Pharaons, qui auront l’occasion de prolonger leur rêve et de confirmer que cette qualification n’est pas un simple aboutissement, mais le début d’une aventure plus grande.
Pour le continent africain, cette qualification est une nouvelle bonne nouvelle dans un Mondial où plusieurs représentants ont déjà franchi le cap du premier tour. Après le Maroc, l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire, l’Égypte rejoint à son tour la phase à élimination directe. Une confirmation de plus que l’Afrique compte bien peser dans cette Coupe du monde 2026.

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