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CNOG : Le sprint final vers le 25 avril est maintenu malgré la suspension voulue par le gouvernement

© D.R./SPORT241CNOG : Le sprint final vers le 25 avril est maintenu malgré la suspension voulue par le gouvernement
CNOG : Le sprint final vers le 25 avril est maintenu malgré la suspension voulue par le gouvernement

Malgré un contexte de tensions entre les instances sportives et la tutelle, la Commission d’Éthique du Comité National Olympique du Gabon (CNOG) a tranché : le processus électoral suit son cours. Le rendez-vous est pris pour le samedi 25 avril 2026 à Akanda.

Un scrutin sous haute surveillance
En s’appuyant sur les articles 19, 20, 29 et 31 des statuts de l’organisation, l’élection du prochain Comité Exécutif (COMEX) débutera dès 10h00 au siège du CNOG, à deux pas du Stade de l’Amitié.
Trois hommes, trois visions, se font face pour prendre les rênes de l’olympisme gabonais :

  • Crésant Pambo : Le président sortant, déterminé à défendre son bilan.
  • Sylvain Florient Pangou-Mbembo : Récemment réélu à la tête de la fédération de Handball, il arrive porté par une dynamique de victoire.
  • Marcel Mbele Loussou : Ancien président de la fédération de Volleyball, figure d’expérience du paysage sportif.

Le collège électoral et la règle du jeu
Le corps électoral est désormais figé. Il se compose de 16 fédérations nationales (de l’Athlétisme au Wushu), ainsi que de deux représentants des athlètes (parité homme-femme respectée). La transparence reste le maître-mot : la Commission d’Éthique, garante de la régularité du vote, a ouvert une fenêtre de 48 heures pour d’éventuels recours. Ce délai serré témoigne de l’urgence de stabiliser la gouvernance du sport gabonais.

Le bras de fer : Le CNOG vs Le Gouvernement
C’est le point d’ombre qui plane sur ce scrutin. En publiant ce calendrier et cette liste de candidats, la Commission d’Éthique ignore de fait la décision de suspension du processus électoral prononcée par le Ministre des Sports le 13 avril dernier.

Le mouvement olympique, jaloux de son autonomie, semble engagé dans un véritable bras de fer avec le gouvernement. Reste à savoir si cette détermination mènera au vote sans encombre ou si une nouvelle médiation sera nécessaire avant le samedi fatidique.

Les jeux sont faits, les candidats sont en piste, et le chronomètre tourne. Le 25 avril marquera soit un nouveau départ pour le CNOG, soit un tournant décisif dans les relations entre l’État et les instances sportives.


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